A propos

mon bureau

Parcours

Issue d’une formation en Arts-Appliqués à Brest, j’ai obtenu mon DMA Vitrail à l’ENSAAMA Olivier de Serres de Paris en 2012. Cette même année, grâce au programme «Voyager pour apprendre les métiers d’arts» de la fondation Culture et Diversité en partenariat avec l’UNESCO, je suis partie en stage pour quatre mois à Hanoï.
Les hasards et les rencontres de ce voyage m’ont finalement éloigné du verre pour me conduire au papier: en banlieue d’Hanoï, j’ai fait la rencontre d’Anh, papetière passionnée et je suis tombée en amour du papier végétal traditionnel du Vietnam.
Grâce à cette rencontre, j’ai finalement réalisé que le dessin était ma voi(e)(x) et que la délicatesse du papier du Vietnam s’accordait parfaitement avec mon style graphique au trait fin.
Et c’est grâce à ma collaboration avec ma nouvelle amie du bout du monde qu’en 2014, j’ai pu créer mon entreprise d’illustration sur papier du Vietnam: Papier Animé.
J’ai choisi le terme animé en référence au latin anima, qui signifie « âme »: par mon travail de création, j’essaie de donner un supplément d’âme au papier.

Aujourd’hui, je mets mon trait en scène sur tous types de papier et pour toutes sortes de projets. De la communication d’entreprise et d’association, à l’illustration plus intime d’un moment précieux de vie comme une naissance ou un mariage.

 

Le trait poétique

Mon travail est un travail de Poésie.

Pour un poème, il faut trois éléments : de l’inspiration, de l’encre, et du papier.Mon inspiration n’est autre qu’un besoin urgent d’expression suscité par les mystérieuses sensations de beauté. Il s’agit moins en fait d’inspiration que de respiration: l’écriture et le dessin sont un réflexe vital, ils me sont nécessaires.
Le croquis est selon moi le meilleur moyen d’exprimer ce besoin vif et primitif. Il dispose d’une énergie, d’une justesse, d’une vérité – et donc d’une Beauté – que je ne retrouve nulle part ailleurs.
Dans l’exposition d’un artiste par exemple, je suis souvent plus émue par les ébauches que par l’œuvre jugée finale elle-même. Je trouve beaucoup de beauté et d’humanité dans les incertitudes et les ratures.
Je me suis donc arrêté à cette étape. Non pas pour tenir un discours artistique, mais par intuition que c’est ma place. C’est dans le geste calligraphique, l’écriture-croquis, que « l’être faisant » que je suis s’exprime le plus sincèrement. C’est dans le dessin que je trouve écho avec le reste du monde.
Mon trait à l’encre est issu des cours de modèles vivants que j’ai suivi en école d’art à Paris. J’étais sommée par ma professeur de cesser à hésiter graphiquement sur le papier (multiplier les traits pour n’en dire qu’un).
Dès lors, j’ai commencé un travail de lente assimilation intérieure du sujet pour qu’il rejaillisse sur papier en un trait le plus juste possible, plus ou moins continu. Je recherchai un geste affirmé, un trait sûr de lui, même de ses défauts.
Je m’arrête à l’ébauche, là où l’énergie est maximale. J’assume les traits disgracieux, les mains étranges, pourvu qu’ils répondent au besoin instantané d’expression.

 

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